Huit ans après sa création, l’Université des Mascareignes, la quatrième université publique de Maurice, a déjà imposé son empreinte dans le milieu de l’enseignement supérieur à Maurice. Elle compte déjà quelque 1 400 étudiants, dont 23% sont des étrangers. Dans une interview accordée au Mauricien, le directeur général de l’Université, Dinesh Somanah, fait le point sur le chemin parcouru. Il évoque la volonté de l’université de produire des citoyens responsables et humains, et insiste sur l’importance de la collaboration entre le gouvernement, le secteur privé et l’université. Il présente également les nouveaux sujets introduits à l’université dans le domaine du développement durable et de la technologie, entre autres.

L’université des Mascareignes est opérationnelle à Maurice depuis 2012. Quelle est sa particularité par rapport aux autres universités opérant au pays ?

L’université des Mascareignes a été créée à la suite de la fusion de deux institutions de formation opérant dans l’île. Il y avait, en premier lieu, l’Institut supérieur technique qui se trouvait à Roches-Brunes qui offrait des cours en ingénierie et informatique et qui avait un lien très fort avec l’université de Limoges en France depuis près de 20 ans. L’IST offrait pendant toute cette période des “diploma courses” dans deux secteurs où il y avait une forte demande en formation dans le pays. Cet institut très intégré dans le système français avait développé un lien très fort avec le secteur privé. Deuxièmement, il y avait l’Institut Swami Dayanand qui faisait la même chose dans le domaine anglophone. Il avait des liens très forts avec certaines universités anglophones, en particulier en Australie. Il offrait surtout des cours en Banking, finances, ressources humaines, économie et comptabilité dont le secteur du travail avait grandement besoin. Les deux comptaient chacun quelque 500 étudiants. Il était difficile pour eux d’avoir un statut d’université. Cela était devenu possible après leur fusion qui permettait de réunir un millier d’étudiants.

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Radhakrishna (Dinesh) Somanah : « Produire des citoyens responsables et humains »

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Radhakrishna (Dinesh) Somanah : « Produire des citoyens responsables et humains »

8 February 2020


Huit ans après sa création, l’Université des Mascareignes, la quatrième université publique de Maurice, a déjà imposé son empreinte dans le milieu de l’enseignement supérieur à Maurice. Elle compte déjà quelque 1 400 étudiants, dont 23% sont des étrangers. Dans une interview accordée au Mauricien, le directeur général de l’Université, Dinesh Somanah, fait le point sur le chemin parcouru. Il évoque la volonté de l’université de produire des citoyens responsables et humains, et insiste sur l’importance de la collaboration entre le gouvernement, le secteur privé et l’université. Il présente également les nouveaux sujets introduits à l’université dans le domaine du développement durable et de la technologie, entre autres.

L’université des Mascareignes est opérationnelle à Maurice depuis 2012. Quelle est sa particularité par rapport aux autres universités opérant au pays ?

L’université des Mascareignes a été créée à la suite de la fusion de deux institutions de formation opérant dans l’île. Il y avait, en premier lieu, l’Institut supérieur technique qui se trouvait à Roches-Brunes qui offrait des cours en ingénierie et informatique et qui avait un lien très fort avec l’université de Limoges en France depuis près de 20 ans. L’IST offrait pendant toute cette période des “diploma courses” dans deux secteurs où il y avait une forte demande en formation dans le pays. Cet institut très intégré dans le système français avait développé un lien très fort avec le secteur privé. Deuxièmement, il y avait l’Institut Swami Dayanand qui faisait la même chose dans le domaine anglophone. Il avait des liens très forts avec certaines universités anglophones, en particulier en Australie. Il offrait surtout des cours en Banking, finances, ressources humaines, économie et comptabilité dont le secteur du travail avait grandement besoin. Les deux comptaient chacun quelque 500 étudiants. Il était difficile pour eux d’avoir un statut d’université. Cela était devenu possible après leur fusion qui permettait de réunir un millier d’étudiants.