Des études supérieures gratuites, une réalité à Maurice depuis l’annonce du Premier Ministre en janvier dernier. Ouf de soulagement pour de nombreux parents et étudiants. Mais quel impact sur ces universités publiques ? Tour d’horizon.

 

Après sept ans, elle a décidé de reprendre ses études. Stacy V., mère de famille de 27 ans, s’est longtemps demandé si elle recommencerait un jour à apprendre. Si, après avoir quitté le collège, elle s’était dit qu’elle irait à l’université, elle s’est vite retrouvée emprisonnée dans le monde du travail, car ses parents n’avaient pas les moyens de lui payer des études tertiaires. Elle a eu besoin de travailler. « Je me suis alors dit que je travaillerais pour ramasser de l’argent et faire des études. Sauf qu’en travaillant, on travaille encore plus, on commence à dépenser et finalement, on s’habitue à ce train-train quotidien. »

 

Elle avoue cependant avoir ressenti un pincement au cœur en voyant ses anciens camarades de classes obtenir leurs diplômes. « à chaque fois que je voyais des photos sur les réseaux sociaux, je me disais que ça aurait pu être moi. Et puis, j’ai commencé à avoir des complexes et finalement, je me suis éloignée de toutes ces personnes qui me demandaient si j’avais fait des études à l’université. » Entre-temps, Stacy est devenue mère. Elle a aujourd’hui un petit garçon de deux ans. La mesure annoncée par le Premier ministre a créé un déclic dans sa tête.

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Gratuité des études supérieures : hausse importante pour les inscriptions dans certaines universités publiques

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Gratuité des études supérieures : hausse importante pour les inscriptions dans certaines universités publiques

26 August 2019


Des études supérieures gratuites, une réalité à Maurice depuis l’annonce du Premier Ministre en janvier dernier. Ouf de soulagement pour de nombreux parents et étudiants. Mais quel impact sur ces universités publiques ? Tour d’horizon.

 

Après sept ans, elle a décidé de reprendre ses études. Stacy V., mère de famille de 27 ans, s’est longtemps demandé si elle recommencerait un jour à apprendre. Si, après avoir quitté le collège, elle s’était dit qu’elle irait à l’université, elle s’est vite retrouvée emprisonnée dans le monde du travail, car ses parents n’avaient pas les moyens de lui payer des études tertiaires. Elle a eu besoin de travailler. « Je me suis alors dit que je travaillerais pour ramasser de l’argent et faire des études. Sauf qu’en travaillant, on travaille encore plus, on commence à dépenser et finalement, on s’habitue à ce train-train quotidien. »

 

Elle avoue cependant avoir ressenti un pincement au cœur en voyant ses anciens camarades de classes obtenir leurs diplômes. « à chaque fois que je voyais des photos sur les réseaux sociaux, je me disais que ça aurait pu être moi. Et puis, j’ai commencé à avoir des complexes et finalement, je me suis éloignée de toutes ces personnes qui me demandaient si j’avais fait des études à l’université. » Entre-temps, Stacy est devenue mère. Elle a aujourd’hui un petit garçon de deux ans. La mesure annoncée par le Premier ministre a créé un déclic dans sa tête.