Comment vivez-vous cette nouvelle prise de fonction ?
C’est la troisième fois que j’assume cette responsabilité. Si la fonction m’est désormais familière, le contexte dans lequel je l’exerce est, quant à lui, particulièrement nouveau et stimulant.
L’internationalisation de l’enseignement supérieur est appelée à jouer un rôle de plus en plus important dans le développement de l’économie mauricienne. Notre département est déjà pleinement engagé dans cette dynamique, avec une population étudiante majoritairement internationale, notamment en provenance de Madagascar, du Congo, du Togo, du Gabon, du Cameroun, du Rwanda et des Comores. Nous proposons une formation qui s’inscrit pleinement dans l’espace académique francophone.
Notre Licence bénéficie également d’une reconnaissance particulière puisqu’il s’agit d’une licence nationale française, délivrée en collaboration avec notre partenaire historique, l’Université de Limoges.
Je connais donc bien les responsabilités liées à cette fonction, mais le contexte actuel ouvre de nouvelles perspectives. C’est précisément ce qui rend cette mission particulièrement stimulante. Notre ambition est de renforcer l’attractivité du département et de contribuer à attirer les meilleurs talents du continent africain. Au regard des différentes initiatives engagées par le Ministère, je demeure très optimiste quant aux perspectives de développement et de rayonnement de notre département.
Quelle est votre vision pour le département dans les deux à trois prochaines années ?
Notre vision repose sur quatre priorités majeures.
- La refonte du programme de Licence en Informatique Appliquée, en étroite collaboration avec nos collègues de l’Université de Limoges, afin de l’adapter aux évolutions du secteur et aux besoins émergents.
- Le développement d’une Licence en Robotique, en collaboration avec nos collègues de la Faculté d’Ingénierie, afin de renforcer notre offre de formation dans un domaine technologique en pleine expansion.
- La révision du Master en Intelligence Artificielle et Robotique, dans une perspective d’actualisation et de renforcement de son positionnement académique.
- La relance du projet de Master en Cybersécurité, actuellement en attente, en concertation avec nos partenaires de l’écosystème universitaire francophone.
Ces différentes initiatives devraient nous permettre de consolider notre offre de formation, tout en répondant davantage aux évolutions technologiques et aux besoins du marché.
Comment comptez-vous encourager la recherche et la publication au sein du département ?
En matière de recherche, il me semble essentiel d’adopter une approche qui dépasse les frontières des départements et des facultés. Les enjeux actuels sont de plus en plus complexes et nécessitent une collaboration interdisciplinaire ainsi qu’une mise en commun des expertises.
Dans cette perspective, nous échangeons actuellement avec nos collègues afin de mettre en place un programme de recherche structuré, fédérant plusieurs projets et susceptible de mobiliser des financements externes, notamment auprès d’institutions privées, d’ONG et d’universités partenaires.
L’objectif est de créer une véritable dynamique de recherche autour de projets ancrés dans les réalités et les enjeux de notre territoire. Nous souhaitons ainsi favoriser la production de travaux de qualité, encourager les publications scientifiques et, surtout, contribuer à des recherches susceptibles d’avoir un impact concret sur la société.
Cette dynamique devrait également contribuer à renforcer la visibilité scientifique et l’attractivité de l’Université.
Quelles opportunités voyez-vous en matière de collaboration avec l’industrie et d’autres institutions ?
Notre formation entretient déjà une relation étroite avec le monde professionnel, notamment à travers les stages obligatoires prévus en deuxième et troisième année. Par ailleurs, la présence, au sein du Faculty Board, de professionnels et de personnalités reconnues du secteur technologique constitue un atout important pour renforcer ces liens avec l’industrie.
Je pense toutefois que notre ambition doit aller au-delà de la seule préparation des étudiants à leur future insertion professionnelle. Notre responsabilité est également de leur donner les outils nécessaires pour évoluer dans un environnement technologique en constante transformation.
Il est donc essentiel de développer chez nos étudiants non seulement des compétences professionnelles solides, mais également une culture de la recherche, de l’innovation et de l’interdisciplinarité. Nous devons les préparer à être capables d’anticiper les évolutions, de s’adapter aux transformations du monde du travail et, pourquoi pas, de contribuer eux-mêmes à façonner les technologies de demain.
C’est cette approche globale qui permettra à nos diplômés d’aborder leur avenir professionnel avec davantage de confiance et de sérénité.
10 September 2026
Comment vivez-vous cette nouvelle prise de fonction ?
C’est la troisième fois que j’assume cette responsabilité. Si la fonction m’est désormais familière, le contexte dans lequel je l’exerce est, quant à lui, particulièrement nouveau et stimulant.
L’internationalisation de l’enseignement supérieur est appelée à jouer un rôle de plus en plus important dans le développement de l’économie mauricienne. Notre département est déjà pleinement engagé dans cette dynamique, avec une population étudiante majoritairement internationale, notamment en provenance de Madagascar, du Congo, du Togo, du Gabon, du Cameroun, du Rwanda et des Comores. Nous proposons une formation qui s’inscrit pleinement dans l’espace académique francophone.
Notre Licence bénéficie également d’une reconnaissance particulière puisqu’il s’agit d’une licence nationale française, délivrée en collaboration avec notre partenaire historique, l’Université de Limoges.
Je connais donc bien les responsabilités liées à cette fonction, mais le contexte actuel ouvre de nouvelles perspectives. C’est précisément ce qui rend cette mission particulièrement stimulante. Notre ambition est de renforcer l’attractivité du département et de contribuer à attirer les meilleurs talents du continent africain. Au regard des différentes initiatives engagées par le Ministère, je demeure très optimiste quant aux perspectives de développement et de rayonnement de notre département.
Quelle est votre vision pour le département dans les deux à trois prochaines années ?
Notre vision repose sur quatre priorités majeures.
- La refonte du programme de Licence en Informatique Appliquée, en étroite collaboration avec nos collègues de l’Université de Limoges, afin de l’adapter aux évolutions du secteur et aux besoins émergents.
- Le développement d’une Licence en Robotique, en collaboration avec nos collègues de la Faculté d’Ingénierie, afin de renforcer notre offre de formation dans un domaine technologique en pleine expansion.
- La révision du Master en Intelligence Artificielle et Robotique, dans une perspective d’actualisation et de renforcement de son positionnement académique.
- La relance du projet de Master en Cybersécurité, actuellement en attente, en concertation avec nos partenaires de l’écosystème universitaire francophone.
Ces différentes initiatives devraient nous permettre de consolider notre offre de formation, tout en répondant davantage aux évolutions technologiques et aux besoins du marché.
Comment comptez-vous encourager la recherche et la publication au sein du département ?
En matière de recherche, il me semble essentiel d’adopter une approche qui dépasse les frontières des départements et des facultés. Les enjeux actuels sont de plus en plus complexes et nécessitent une collaboration interdisciplinaire ainsi qu’une mise en commun des expertises.
Dans cette perspective, nous échangeons actuellement avec nos collègues afin de mettre en place un programme de recherche structuré, fédérant plusieurs projets et susceptible de mobiliser des financements externes, notamment auprès d’institutions privées, d’ONG et d’universités partenaires.
L’objectif est de créer une véritable dynamique de recherche autour de projets ancrés dans les réalités et les enjeux de notre territoire. Nous souhaitons ainsi favoriser la production de travaux de qualité, encourager les publications scientifiques et, surtout, contribuer à des recherches susceptibles d’avoir un impact concret sur la société.
Cette dynamique devrait également contribuer à renforcer la visibilité scientifique et l’attractivité de l’Université.
Quelles opportunités voyez-vous en matière de collaboration avec l’industrie et d’autres institutions ?
Notre formation entretient déjà une relation étroite avec le monde professionnel, notamment à travers les stages obligatoires prévus en deuxième et troisième année. Par ailleurs, la présence, au sein du Faculty Board, de professionnels et de personnalités reconnues du secteur technologique constitue un atout important pour renforcer ces liens avec l’industrie.
Je pense toutefois que notre ambition doit aller au-delà de la seule préparation des étudiants à leur future insertion professionnelle. Notre responsabilité est également de leur donner les outils nécessaires pour évoluer dans un environnement technologique en constante transformation.
Il est donc essentiel de développer chez nos étudiants non seulement des compétences professionnelles solides, mais également une culture de la recherche, de l’innovation et de l’interdisciplinarité. Nous devons les préparer à être capables d’anticiper les évolutions, de s’adapter aux transformations du monde du travail et, pourquoi pas, de contribuer eux-mêmes à façonner les technologies de demain.
C’est cette approche globale qui permettra à nos diplômés d’aborder leur avenir professionnel avec davantage de confiance et de sérénité.




